jeudi 14 février 2013

L'homme du lac - 4

Quatrième de couverture :

A la suite des tremblements de terre d'Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête.
Il dormait au fond d'un lac depuis soixante ans. Il aura fallu un tremblement de terre pour que l'eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d'inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l'homme du lac ? L'enquête révèlera au commissaire Erlendur le destin tragique d'étudiants islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.

Mon (humble) avis :

Avec ce livre, je retrouve le style direct qui me plait bien de l'Islandais, Arnaldur Indridasson. Vraiment, c'est une des caractéristiques qui différencie ces policiers des autres. Comme souvent, le commissaire/personnage principal a une vie personnelle alambiquée, compliquée. Mais ici, sa réaction n'est pas vraiment de ne rien faire, plutôt de gérer comme ça vient. De lutter tant que les problèmes sont à sa portée, mais pas de se battre inutilement. Pas de courir après. Ni de se voiler la face, dailleurs. Alors forcément, c'est très particulier. Inhabituel. Mais peut-être n'est-ce pas une si mauvaise idée...

Il a l'obsession des disparitions, et c'est ce qui le pousse à persévérer. Ici, on n'est pas dans une enquête trépidante. Un an s'écoule presque entre la découverte du squelette et la fin de l'enquête. 

Le récit alterne entre l'enquête et le point de vue d'un personnage que l'on sait assez vite impliqué, mais pas vraiment de quelle manière... 

J'ai trouvé que le sujet était assez intéressant. Pour ne pas en dire trop, il s'agit de socialisme, d'études à Leipzig sous la houlette du Parti. Des idéaux d'une jeunesse qui se confronte à la réalité. Un pan de l'histoire dont on a entendu parlé,  mais pour moi, c'est le premier récit que je lis de la sorte. L'Islande semble si étrangère, pourtant pas si lointaine.

J'ai vraiment apprécié ma lecture, mais je l'ai plutôt savourée. Comme je le disais, il s'agit s'exposer l'histoire, l'intrigue, de manière brute, directe. Et pour moi, c'est assez original, ça fonctionne. Mais je pense que ce ne sont pas spécialement des romans qui plairaient à tous.


Références :
Auteur : Arnaldur Indridason
Titre : L'homme du lac
Série : Commissaire Erlendur Sveinsson
Edition lue : Métaillé Noir
Mon appréciation : Très bien 

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