vendredi 17 mai 2013

Le père Goriot - Honoré de Balzac


"Si le coeur humain trouve des repos en montant les hauteurs de l'affection, il s'arrête rarement sur la pente rapide des sentiments haineux."

Quatrième de couverture :

L'éducation de ses filles fut naturellement déraisonnable. riche de plus de soixante mille livres de rentes, et ne dépensant pas douze cents francs pour lui, le bonheur de Goriot était de satisfaire les fantaisies de ses filles : les plus excellents maîtres furent chargés de les douer des talents qui signalent une bonne éducation ; elles eurent une demoiselle de compagnie ; heureusement pour elles, ce fut une femme d'esprit et de goût ; elles allaient à cheval, elles avaient voiture, elles vivaient comme auraient vécu les maîtresses d'un vieux seigneur riche..., il ne demandait qu'une caresse en retour de ses offrandes.

Mon (humble) avis :

Je continue donc mon cycle de classiques avec Balzac. Le père Goriot est dans la bibliothèque familiale depuis longtemps, mais une amie m'avait conseillé de lire surtout les Illusions perdues... Ce que je n'ai pas encore fait. Bref.

Voici un style qui m'a plus agréé que celui de Stendhal. Je n'ai pas été dérangée par les descriptions (qui sont bien souvent le point négatif soulevé dans les romans de Balzac), qui certes peuvent être longues. Le roman est composé de 4 chapitres. Vous voyez donc quelle longueur ils peuvent faire.

Ce qui m'a frappé, c'est le traitement des différents personnages. La futilité de la vie des bourgeois de Paris, et le fait que tout se base sur les apparences et la richesse. Bien-sûr, typique de l'époque, mais peut-on vraiment dire que ça a changé aujourd'hui? Enfin, j'ai apprécié ce traitement. Attention, ça ne veut pas dire que j'ai accroché particulièrement avec un personnage ou l'autre. Chacun est ambivalent, et même, on ne sait pas d'office comment tout cela va se finir (tractations mystérieuses en vue de mariage, d'héritage, d'introduction dans certaines sociétés, jeux, etc...).

Une grande pitié pour le personnage du Père Goriot, qui est bien triste et qui mène une vie si malheureuse à cause de ses filles qu'il aime "trop". Et qui ne lui rendent pas, pas à la valeur des sacrifices qu'il fait pour elles. 

Il s'agit véritablement d'une étude de caractère à mes yeux. J'ai lu avec régularité, je suis contente d'avoir fait cette lecture et me pencherai certainement de nouveau sur Balzac après la fin de cette année scolaire.

 5ème étape : Paris

Références :
Auteur : Honoré de Balzac
Titre : Paris
Genre : Classique
Edition : Folio
Mon appréciation : Bien

2 commentaires:

  1. "Il s'agit véritablement d'une étude de caractère à mes yeux. " Je suis bien d'accord avec toi ! Mais contrairement à cela, je me suis attaché à Rastignac (oui, bon...)
    J'avais aimé ce livre, beaucoup, en zappant toutefois quelques descriptions, j'avoue avoir la même technique pour Stendhal, je l'avoue.
    Ps : c'est avec moi que tu découvriras d'autres classiques ( Lsky de swap classiques en folie)

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    1. Ha ha, merci de ton passage :-)

      En fait, je me suis penchée sur la littérature française classique assez tard (c'est à dire l'année passée). Et j'avais assez peur d'aborder celui-c-, je me disais que j'allais peut-être m'ennuyer... Du coup, j'étais assez heureuse de voir que ce n'était pas tellement le cas.

      Bah, quand on est attaché à un personnage, on ne le choisit pas, donc si Rastignac t'a plu, tant mieux. Pourquoi pas :P ?

      J'ai eu beaucoup plus de mal à lire Stendhal... Pourtant, j'aimais beaucoup le ton de son écriture... Mais j'ai eu un creux au milieu du Rouge et le Noir, et pour redémarrer après, ça a été laborieux... Et Julien m'a énervée... (hum).
      Je me réjouis de découvrir de nouvelles choses grâce à toi ;)

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