mercredi 5 juin 2013

Anafiotika Au pied de l'Acropole le vent n'a pas d'ombre

"Toutes les femmes sont des sorcières, Monsieur. Il suffit de les irriter un peu."

"J'aime bien les fêlés, car ils laissent passer la lumière." 

Quatrième de couverture :
Nous, notre sieste nous l'avions méritée, en ayant choisi pour pays et aïeux les maîtres, non pas du « savoir vivre », mais de « l'art de vivre ». Et on le prenait le temps de vivre ! Je ne voulais pas aller plus vite que ce que mon âme exigeait, pour qu'elle ne me lâche pas. Mon âme, je ne savais pas trop où elle se trouvait, mais je savais bien que j'en avais une, bien à moi et qui n'aimait pas qu'on la bouscule. Cela n'était pas de la fainéantise, comme le croyaient certains, mais un respect profond pour l'être humain. Là aussi, j'étais très conscient d'en être un. Et je me laissais vivre, au rythme ancestral de ceux qui m'ont précédé.
Mon (humble) avis :

Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les Editions Persée, qui m'ont permis de pouvoir me procurer ce récit. C'est toujours un plaisir de voir que l'on vous accorde de la confiance, et un plaisir de découvrir de nouvelles choses.

Si je me suis portée volontaire pour ce partenariat, c'est parce que le quatrième de couverture (et la couverture aussi), m'évoquaient la poésie, le sud, la Grèce. C'est un pays qui me fascine et, même si j'ai visité Athènes, cet attrait qu'elle exerce sur moi est toujours très présent. Je n'ai pas été déçue en ce qui concerne la poésie, le mystère, ce voyage au pied de l'Acropole.

Je voudrais quand même tout d'abord préciser que j'ai tout d'abord été déroutée. Les premières pages me semblaient étranges, de part la mise en page en elle-même (le fait qu'à presque chaque nouvelle phrase, un nouveau paragraphe commençait) mais aussi au niveau de l'écriture. J'avais en effet du mal à placer l'histoire dans un lieu, une époque, avec des personnages. Et puis, c'est passé. Est-ce moi qui me suis habituée? Car ces caractèristiques sont là, jusqu'au bout de ce court roman... 
Je pense avoir pris le parti de profiter de ma lecture, de me laisser entraîner, quitte à être un peu perdue par moment.

Dailleurs, il y a un mot de l'auteur à la fin, sur la compréhension et la beauté d'une oeuvre (a-t-on besoin de l'une pour avoir l'autre), et j'ai trouvé que ça tombait bien, car je suis sûre que beaucoup de gens seraient déroutés, et s'empêcheraient ainsi peut-être de savourer cette lecture.

Philosophico-mystique, sybillin, vocabulaire enchanteur et recherché, sans non plus sombrer dans quelque chose qui nous force à aller tous les deux mots dans le dictionnaire. Les phrases sont pour la plupart courtes, et percutantes. Il faut savourer. Je posais par ailleurs de temps en temps le livre, histoire de digérer un peu, pour le reprendre une ou deux minutes plus tard.

Il y a un côté merveilleux dans ce récit, ainsi qu'un côté tragique. Réflexion sur ce qu'est la vie des hommes, sur l'art.
J'ai donc bien aimé ce court roman, appuyé par des oeuvres et des photographies. Je me suis laissée porter. Je le relirai probablement de temps en temps, pour revoir ces belles phrases et ces belles images qu'elles ont fait naître en moi. Néanmoins, je tiens à préciser que l'accès n'en est peut être pas évident...
6ème étape : Athènes

Références :
Auteur : Ilona von Ledebur-Jagiello
Titre : Anafiotika. Au pied de l'Acropole le vent n'a pas d'ombre
Genre : Roman
Edition : Editions Persée
Mon appréciation : Bien

2 commentaires:

  1. Voici un livre intrigant... Je ne suis pas sûre que j'aimerais mais je suis tout de même curieuse ! Merci pour la découverte car je ne connaissais pas et sans ton avis, je pense que je ne me serais même pas penchée sur ce livre ;)

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  2. Nous avons participé au même partenariat sur Livraddict, et pour le coup je suis ravie de découvrir d'autres avis spécialement au bout d'une lecture aussi atypique. De part ta chronique je comprends que tu as pénétré l'univers de l'auteur mieux que moi, moi j'en ressens encore des vertiges :-) saurais-tu si le texte a été traduit ou l'auteur est d'expression française?

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