mardi 11 juin 2013

Les Rougon-Macquart - 17 : La bête humaine


Quatrième de couverture :

Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend vraiment qu'avec sa machine. Une femme qui semble née pour faire le malheur de tous les hommes qui l'approchent. Un juge pétri de préjugés, prêt à renier la justice au profit de l'intérêt social ou politique. Tels sont les personnages de ce drame, un des plus sombres qu'ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart.
Vivante et précise comme un reportage, puissante comme une épopée, son évocation du monde des chemins de fer au moment de leur âge d'or va de pair avec la vision d'une humanité en proie à ses démons héréditaires et sociaux - l'alcoolisme, la misère -, et chez quie la jalousie et la convoitise charnelle portent le meurtre comme la nuée porte l'orage.

Mon (humble) avis :

Voici une lecture qui m'a plue, et surtout, m'a persuadée de continuer la rencontre entreprise avec les Rougon-Macquart et Zola.
Encore une lecture obligatoire, je m'attendais à peiner un peu, mais j'ai lu ce roman assez vite.

Tout d'abord, je dois dire merci à l'édition que j'ai choisie. Un petit texte explicatif au début de la démarche de Zola, et des notes tout au long du livre m'ont permis de bien intégrer ce que l'auteur voulait faire passer... Bien-sûr les notes sont parfois très répétitives, mais au final, ça m'a permis de vraiment maitriser l'histoire. Quand la lecture est effectuée dans le cadre d'un cours, ça peut aider ^^

Ensuite, bien que l'atmosphère de ce livre soit lourde et poisseuse (il se passe vraiment de ces choses... Meurtres, empoisonnements, jalousie,... Brrrr). Le chemin de fer est un prétexte à l'histoire, permet la mise en place de l'intrigue et le déchaînement des actions des personnages. L'amour, si proche de la violence et du meurtre, tous ces sujets sont terribles.

Un sentiment de gêne donc, on est mal à l'aise. Car même si cela se passe fin du 19ème siècle, on imagine sans peine que ça peut tout-à-fait se produire de nos jours, de la même manière.

Le style est fluide et facile à lire (par rapport à Stendhal, Flaubert ou Proust), et c'est aussi un grand point positif. Bien qu'entrecoupé par des moments de réflexions (celles des différents protagonistes), le récit nous parle de la vie quotidienne.

J'ai donc été très satisfaite de cette lecture. 




Références :
Auteur : Émile Zola
Titre : La bête humaine
Série : Les Rougon-Macquart
Genre : Classique
Edition : Livre de Poche
Mon appréciation : Bien 

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