lundi 31 mars 2014

L'Indifférent (Albert Camus Unlimited) - Fanfan Auriol


Quatrième de couverture  

— Quand lisez-vous L’Étranger la première fois ?
— En 1965.
— C’est longtemps après l’histoire.
— Ouais. Dommage.
— Pourquoi dommage ?
— Parce que j’aurais voulu lui écrire à Monsieur Camus.
— Pour lui dire quoi ?
— Pour lui dire que Meursault, c’est moi.

Pour conquérir sa prof, Ali Ruben enquête sur la personnalité d’un vieil homme qui prétend être le Meursault de L’Étranger de Camus.
Le récit part au galop et ne quitte plus son rythme. Pris dans le jeu endiablé d’un amour conquérant, Ali Ruben ne craint pas de bousculer le politiquement correct en interrogeant la France sur son passé colonial.
Servi par des personnages tour à tour agaçants, généreux, potaches, fous de désirs, Fanfan Auriol rend ici un bel hommage, subtil et original, au plus classique des grands écrivains engagés du XXe siècle.


Mon (humble) avis

Tout d'abord, je voudrais remercier le forum Au fil des pages, ainsi que les Éditions Persées, de m'avoir permis de participer à ce partenariat. Je tiens aussi à m'excuser, car j'ai dépassé un peu le délai qui était demandé.

Lire ce livre, c'était aussi l'occasion pour moi de me plonger dans du Camus pour la première fois. En effet, je ne m'étais pas encore plongée dans un de ses écrits, et L'étranger se trouvait chez moi. Par conséquent, avant d'ouvrir cet ouvrage-ci, je me suis dit qu'un petit détour s'imposait chez Camus lui-même.

Je dois donc dire merci dans un premier temps à ce partenariat, parce qui sait quand, sans lui, je me serais décidée. Je ne regrette pas ma lecture.

J'ai été emportée par le ton (je parle ici de L'indifférent) employé par le narrateur de cette histoire. Je pense qu'on peut ne pas être intéressé ou touché par ce qu'il raconte, mais sans conteste, l'écriture et le ton du personnage pousse tout de même à suivre ses élucubrations.

Oui, par moment, il s'agit bien d'élucubrations. Je dois dire que je n'ai pas toujours trouvé qu'il était sympathique ou que son but était louable, à notre ami, mais bien-sûr, j'avais tout de même envie de savoir s'il allait l'atteindre.

Et puis, j'ai trouvé qu'on avait là un bel hommage à Camus, dans l'enquête et les interviews donné pas Ali (personnage principal). Il s'agit à la base de décrire, comme dans L'étranger, une situation précise, avec un peu de description sur l'amont et sur l'aval. Mais on dirait que le lecteur doit se débrouiller avec les éléments qu'on lui donne, s'il veut voir que c'est tel élément qui est déterminant, et bien c'est lui qui le verra. 

Une impression étrange donc, mais pas inintéressante ou désagréable. Le livre de Fanfan Auriol a bien prolongé mes sensations à la lecture de Camus.

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