mercredi 29 octobre 2014

Magdalaine la Bâtarde - Roberta Gellis


Quatrième de couverture

En 1139, en Angleterre, meurtriers et comploteurs prolifèrent dans le pays, livré à l'anarchie et à la guerre civile. Mais Magdalaine la Bâtarde, femme au passé trouble devenue patronne de l'Old Priory Guesthouse, une maison close très privée, ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. Protégée par deux des hommes les plus puissants du royaume, dont l'évêque de Westminster, et entourée de ses "filles", elle mène sa maisonnée avec autorité et tendresse. Lorsqu'un émissaire du pape est assassiné devant sa maison, l'occasion est trop belle pour les moines du prieuré tout proche de se débarrasser de leurs encombrantes voisines. Aidée de ses belles pensionnaires et de son chevalier servant, sire Bellamy d'Itchen, Magdalaine va se battre bec et ongles, sur fond d'intrigues politiques et religieuses, pour faire éclater la vérité.


Mon avis 

De manière générale, j'ai apprécié ce livre. Il y a juste quelques petites longueurs qui ont pesé sur le récit, mais sinon, j'ai aimé faire la connaissance de Magdalaine et de ses filles. Quant à l'enquête, elle m'a pas mal baladée, ce qui n'est pas mauvais pour un "policier". Un autre petit bémol : je m'attendais à être plus plongée dans l'époque que ce que je l'ai été. 

En ce qui concerne les longueurs évoquées : en réalité, il m'a semblé que ce roman se passait beaucoup au niveau de la parole, de la discussion des personnages. Il y a bien un peu d'action, et notamment lors du dénouement, mais la majorité du temps, les protagonistes échangent leurs points de vue, théories, avis, etc... Ce qui amène de temps en temps une perte d'attention, car il y a quelques répétitions. C'est un peu dommage.

Pour enchaîner avec le second point qui m'a un peu déçue (mais moins que le premier), je vais développer l'idée d'une pauvre représentation de l'époque. En réalité, dans les habits, et dans la nourriture, ainsi que un tout petit peu dans le rythme de la vie, on sent que l'on est au 12ème siècle. Mais sinon, j'aurais apprécié un petit récapitulatif de la situation politique (des notes de bas de pages, ou en fin de volume, par exemple), des moeurs, etc. Mais ça, ça doit être la faute de Jean-François Parot et de son Nicolas, qui m'ont habitués à une belle petite documentation via les notes en fin d'ouvrage... Bref, j'ai trouvé ça un peu dommage, pour moi, l'intrigue aurait tout aussi bien pu avoir lieu 3 siècles plus tard. Mais bon, je ne suis pas tellement connaisseuse de cette époque...

Selon moi, le point fort du roman, ce sont les personnages. Magdalaine, principalement : quelle femme mystérieuse! Non seulement dans sa démarche de tenancière de maison close et dans le choix de ses filles, mais aussi, son passé! On n'en apprend rien du tout. Alors, on sait qu'il s'est produit quelque chose, mais quoi? Et comment s'est elle retrouvée protégée d'un des chevaliers les plus en vue du royaume? 
Ses filles sont aussi assez particulières, ce qui fait que l'ambiance de cette maison est agréable. Il faut saluer l'intelligence de Magdalaine pour avoir réuni un tel sérail. 

Les personnages masculins m'ont moins plu, mais ils ont un peu le mauvais rôle aux yeux de Magdalaine, peut-être cela se ressent-il dans la narration. J'ai tout de même un petit coup de coeur pour Sire Bellamy ^^

Enfin, l'enquête en elle-même m'a déroutée, m'a perdue, et la solution, si j'en avais des morceaux, des soupçons, ne m'était pas apparue entière avant le dénouement.

Il s'agit donc à mes yeux d'une bonne expérience, mais je préfère attendre un peu avant de lire la suite, de peur de ne pas profité convenablement du récit.

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