lundi 4 mai 2015

La Saga Malaussène - 2 : La fée carabine, Daniel Pennac

Quatrième de couverture

" Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on?"
Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même ("l'innocence m'aime") et pourtant...pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.


Mon avis

Mais quel régal !

Dès le premier chapitre, qui laisse indéniablement une image marquante de par l'événement qu'il décrit, et de part le langage utilisé pour décrire ledit événement. Un incident : une petite vieille, qui traverse la rue, et qui, se sentant menacée par un jeune flic qui veut l'aider, lui envoie un pruneau en pleine tête. 

Mais là, je vous le résume. Il faut lire, la manière qu'à Daniel Pennac de nous exposer la situation. Et tout au long, on retrouve cette écriture, légère, pleine de références à la culture, l'Histoire, ce langage savoureux, délicieux. Mais bien-sûr, il ne s'agit pas que de ça! 

Les Malaussène, ils sont exceptionnels. Chacun, avec sa particularité, ils forment une famille qui est soudée. On aime se retrouver chez eux, et surtout, se laisser porter par le récit des événements, parce que, vraiment, il se passe toujours quelque chose! Par exemple, au cours de ce roman, chaque enfant ou presque se trouve avec un petit vieux à lui. Benjamin accueille ceux-ci à la maison. Quel joyeux bordel organisé!

Et puis, dans ce foisonnement de personnages hauts en couleur, de situations cocasses, un fil, une intrigue... Mais où donc peut bien nous mener l'auteur? Et effectivement, une situation pour le moins préoccupante apparaît, au-delà de cette "désinvolture". Et Malaussène, qui a tous les airs du coupable... Comment peut-il s'en dépêtrer? 

J'ai adoré. C'est un de ces livres qu'il faudra relire, et encore. Je vous le conseille!



 
 

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