samedi 20 août 2016

Daisy Sisters, Henning Mankell


Quatrième de couverture

Elles ont dix-sept ans. Elna, la brune, et Vivi, la blonde. À l'été 1941, les amies s'offrent une escapade à vélo le long de a frontière norvégienne occupée par les nazis. Mais Elna est violée par un soldat. Mère d'une petite Eivor, elle doit dire adieu à ses rêves de liberté. Vingt ans plus tard, sa fille fugue. Eivr, aussi frondeuse que sa mère, parviendra-t-elle à vivre comme elle l'entend?


Pourquoi j'ai aimé ce roman?

J'ai dévoré ce récit. L'écriture est fluide, elle se déguste, et ne s’embarrasse pas de chichis. Mais bien-sûr, ce n'est pas tout.
 
Il s'agit tout d'abord et avant tout d'un récit féminin. Il s'étend sur plusieurs générations. Il n'est pas rempli de pathos, parce que, faut dire ce qui est, il leur en arrive de belles, à ces femmes! Cependant, on y ressent les diverses prises de consciences (quel choix ont-elles vraiment, de part le fait qu'elles sont femmes?), qui ne mènent pas forcément à la révolte ouverte et franche, mais influencent peut-être leur vision de la vie/du travail et les fait changer (ou pas). Elles font ce qu'elles peuvent, avec/selon leur caractère, leurs conditions de vie.

Ici, je tiens tout de même à préciser que je ne suis pas tout à fait d'accord avec le quatrième de couverture... Elna est plus timide, et se laisse plus porter par les événements que sa fille, même si celle-ci n'est pas tant révolutionnaire que ça, au final... Mais je ne peux en dire plus, pour ne pas gâcher votre découverte.

Il s'agit ensuite d'un récit de découverte pour moi : la Suède, des années de guerres aux années 60, et jusqu'aux années 80. C'est un récit historico-social : conditions de travail, condition de la vie de famille, place de la femme,... Les divergences d'opinions entre les familles des Daisy Sisters, et puis l'évolution du pays qui donne raison aux uns ou aux autres,... Je suis une passionnée d'histoire, pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous le savez, et je dois dire que le contexte m'a beaucoup intéressée aussi.

Suite à cette lecture, je suis très curieuse de lire d'autres romans de l'auteur, et pas uniquement les romans policiers. J'ai d'ailleurs emprunté Le cerveau de Kennedy à la bibliothèque ce mois-ci.

dimanche 3 juillet 2016

La Symphonie des siècles, 1 : Rhapsody, première partie, d'Elizabeth Haydon



Quatrième de couverture 
Tandis qu'elle enfile les rues d'Easton à toute allure pour fuir les hommes de Michael, un ancien amant devenu baron de la pègre locale, Rhapsody butte sur deux étranges personnages, qui l'aideront à régler son problème de façon... définitive. Ce qu'elle ignore, c'est qu'Achmed le Serpent et Grunthor, le géant Firbolg, sont eux-mêmes confrontés à une situation autrement périlleuse. Aussi, lorsqu'ils l'entraînent dans un voyage au coeur de la Terre le long des racines de Sagia, l'Arbre-Monde, Rhapsody se demande si elle n'a pas fait preuve d'un excès de confiance...


Mon avis

Tout d'abord, je tiens à préciser qu'il s'agit pour moi d'une relecture. J'ai commencé cette saga il y a longtemps (je ne me souviens plus trop bien, en réalité), mais elle m'avait pas mal marquée. Je me suis arrêtée au tome 4, comme bien souvent parce que je l'ai acheté, placé dans ma Pàl, et puis... Bref, vous connaissez ça, non? :)

La preuve que j'avais aimé? Je me souvenais de presque tout. Et malgré ça, j'ai pris un grand plaisir à cette relecture.

J'aime le prologue, intrigant au possible, et qui reste en tête durant le reste du bouquin, "et si..." 

J'aime la forme que prend le roman, l'agencement des chapitres, et son lien avec la musique. Mais cela va plus loin, le récit lui même laisse une bonne part au chant, à la musique, à l'harmonie du monde, et à l'influence qu'une mélodie peut avoir.
Le style est aussi pour moi savoureux. Posé, joliment travaillé, mais pas ampoulé.

J'ai été heureuse aussi de retrouver les personnages ! Grunthor, le géant, terrifiant mais pourtant attachant, Achmed, énigmatique et glaçant, et Rhapsody, naïve et si pleine de vie... Trio improbable, mais savoureux. 
Ce que j'ai apprécié également, ce sont les changements qu'ils vivent, chacun d'eux, et la manière dont ils sont affectés; le lecteur a droit à leur ressenti, et pour chacun, celui-ci est donné de manière correspondant à son caractère. Je m'explique. Rhapsody qui vit pleinement et prend les choses à coeur, en particulier la vérité, est honnête, spontanée, et ressent intensément. Achmed peut être surpris, mais se pose plus dans la constatation et l'adaptation. 

J'ai sorti de ma bibliothèque le deuxième tome, et je pense le lire "d'affilée", car ainsi je serai bien plongée dedans pour arriver à la partie que je ne connais pas encore. Mes souvenirs sont un peu plus flous... Mais je me réjouis de redécouvrir tout ça :D   

mercredi 8 juin 2016

Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline


Quatrième de couverture

- Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat...
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu'il y a dedans... Je ne la déplore pas moi... Je ne me résigne pas moi... Je ne pleurniche pas dessus moi... Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu'elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tort, Lola, et c'est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir.
Mon avis
Ce que je peux affirmer, concernant ce livre, c'est que je pense qu'il faut le tenter, au moins une fois dans sa vie. Je ne dis pas qu'il remportera tous les suffrages, ou qu'il provoquera l'admiration... Mais, à coup sûr, il ne laissera pas indifférent.
"Philosopher n'est qu'une autre façon d'avoir peur et ne porte guère qu'aux lâches simulacres."

J'ai commencé cette lecture il y a deux ans, quand j'ai repris un cours de littérature française, à l'université. Je n'avais pas été au bout... J'étais arrivée à un peu plus de la moitié. Le souvenir que j'en avais en le reprenant en main? Une lecture laborieuse, et surtout, pas très joyeuse...
En le recommençant depuis le début, j'ai déjà eu une autre perspective. Le récit est resté à mes yeux pessimiste, mais je l'ai lu avec plus de facilité et de fluidité. Je ne suis pas toujours d'accord avec Bardamu, bien-sûr, et même je trouve parfois assez rébarbatives ses opinions, mais j'arrive à prendre un peu plus de recul, aussi (c'est aussi là qu'on se rend compte que l'on a grandi... fin de la parenthèse psycho). Et puis, à envisager son point de vue, un moment au moins... Sans pour autant dire d'y adhérer.
"Courage, Ferdinand, que je me répétais à moi-même, pour me soutenir, à force d'être foutu à la porte de partout, tu finiras sûrement par le trouver le truc qui leur fait si peur à eux tous, à tous ces salauds-là autant qu'ils sont et qui doit être au bout de la nuit. C'est pour ça qu'ils n'y vont pas eux au bout de la nuit !"
Cependant, je dois bien reconnaître que j'ai noté pas mal de passages qui m'ont touchée, ou que j'ai trouvé bien pertinents. Pas spécialement encourageants, ça non, mais efficaces!
"L'amour c'est comme l'alcool, plus on est impuissant et saoul et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits."
Céline n'est pas un tendre avec les hommes, mais il ne l'est pas pour lui-même non plus. Voyez l'extrait du quatrième de couverture ! Et se dire qu'il n'a pas toujours tout à fait tort... Ce n'est pas bien rassurant !
Luis (de L@) m'a fait remarqué qu'il y avait aussi de l'humour dans ce récit... Oui, peut-être. Pour moi (je rajoute une petite part de perso, mais il n'y a rien à faire, ça influence la lecture) qui n'ai pas un bon moral en ce moment, il m'a surtout paru cynique.
En conclusion, je dirai que ce livre pousse à la réflexion, nous sort de notre zone de confort. Et, bon... N'est-ce pas ça aussi, la littérature?  
 

lundi 2 novembre 2015

Nikki Heat - 1 : Vague de Chaleur, Richard Castle

Quatrième de couverture

Le corps d'un magnat de l'immobilier est découvert au pied de son appartement de Manhattan. Visiblement, quelqu'un lui a donné un coup de pouce pour qu'il fasse le grand saut... Dans le même temps, sa ravissante épouse au passé obscur échappe de justesse à une agression. 
Dans la fournaise new-yorkaise, les esprits s'échauffent, les passions se déchaînent. Un autre meurtre entraîne la police dans le monde opaque de l'immobilier, des paris, de l'argent douteux. Un univers où le secret et le silence font la loi.
Mais Nikki Heat est là pour mettre de l'ordre dans cette sale affaire. Malgré la présence imposée d'un journaliste fort encombrant (mais charmant), l'enquêtrice de choc va découvrir un à un tous les secrets du mort, un flambeur et joli cœur qui ne manquait pas d'ennemis...


Mon avis

Aaaah, voilà qu'il sort en poche! Je n'aurais pas mis le prix d'un grand format, mais au poche, il fallait que je le lise! D'autant qu'au moment où je l'ai acheté, je venais de finir de regarder, encore une fois, la saison 3.

Ce que je peux vous dire, c'est que pour moi, c'était chouette de prolonger l'expérience Castle. Cela dit, on ne peut pas dire qu'en tant que policier/thriller, ce roman soit exceptionnel.

J'ai eu plus l'impression de lire un scénario de la série. J'ai trouvé dommage de ne pas avoir plus d'infos, de ne pas approfondir un peu les différents éléments. Mais bon, cela dit, je ne m'attendais pas non plus à être éblouie par le style. Concernant ce dernier, j'ai trouvé qu'il était parfois trop abrupt. Les changements se font fort rapidement, et cela va même jusqu'à l'humeur de Nikki.

Cela dit, comme je suis folle de la série, je dois dire que j'ai apprécié ce petit supplément. J'aimerais lire la suite, mais je verrai si je ne peux pas l'emprunter ou quoi. 

 
 

lundi 26 octobre 2015

Wizards - 3 : L'éveil, de Diane Duane




Quatrième de couverture

Depuis qu’elle a découvert que sa sœur Nita était une sorcière, Dairine n’a plus qu’une seule idée en tête : rejoindre ce club très fermé ! Elle brûle d’accomplir un acte héroïque qui changerait à jamais la face du monde. Sans se préoccuper des conséquences, elle plonge donc son nez dans le manuel de sorcellerie de sa sœur pour prêter serment. Lorsque, le lendemain matin, les Callahan reçoivent leur nouvel ordinateur, Dairine ne fait ni une, ni deux : elle le déballe, s’empare de la souris… et la voilà partie pour un voyage intergalactique !

Accompagnés de Picchu, l’oiseau doué de prémonition, Kit et Nita vont devoir se lancer, de planète en planète, aux trousses de la jeune insouciante, complètement inconsciente du danger qui la menace. Car c’est le Pouvoir Solitaire, et nul autre, qui l’attend au bout du périple…

Mon avis

Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Lumen, qui m'ont permis de participer à ce partenariat. Je dois aussi leur présenter mes plus plates excuses pour le retard que j'ai pris à publier mon avis. 

Lorsque j'ai vu que ce partenariat était proposé, je me suis lancée, ayant beaucoup apprécié les deux premiers tomes, et voyant ce qu'allait cette fois nous proposer l'auteur.

J'ai trouvé intéressant de suivre la trace d'un personnage jusque là secondaire, tout en restant également en contact avec Nita et Kit... Concernant ces deux-là, je suis aussi contente de voir qu'ils grandissent, et commencent à changer, physiquement, et... enfin bref, tout ce que le début de l'adolescence suggère.J'aime à voir évoluer les personnages, dans les sagas, et c'est bien le cas ici.

Je ne suis pas particulièrement attachée à Dairine... Mais quel chouette personnage! La petite soeur pénible, trop fûtée, confrontée à l'expérience... de la magie, certes, elle qui en mourrait d'envie, mais au final, à l'apprentissage de la vie. Cet aspect marche aussi avec moi. J'ai aimé son apprentissage lors de la confrontation étrange avec le Pouvoir Solitaire... On dirait qu'elle mûrit un peu... Et ouf, qu'est-ce que ça fait du bien (parce qu'elle se lance totalement sans filet dans son aventure... Quelle aventurière! )

Ce tome-ci était pas mal "technologique". En effet, si Dairine désire visiter l'espace (ce que j'ai apprécié), elle le fait grâce à son ordinateur... Et l'image du processus informatique joue un rôle important... J'ai eu du mal à suivre (je ne suis vraiment pas une experte), ce qui m'a un peu embêtée dans ma lecture. Je me demande comment un plus jeune lecteur le ressent...

Bref, mis à part cette dernière note, un petit peu dérangeante pour moi (mais ici, c'est vraiment dû au fait que je ne suis pas très "ordinateur/informatique"), j'ai apprécié cette lecture, et poursuivrai sans hésitation la découverte de la saga Wizards !